Transcription (version texte)
Deux mètres. C'est la longueur d'ADN repliée dans chaque noyau de quelques micromètres : environ 3,1 milliards de paires de bases, écrites en quatre lettres, enroulées autour de protéines histones, repliées encore, et encore, jusqu'à tenir. En théorie, un gramme d'ADN pourrait stocker de l'ordre de 215 pétaoctets : une densité d'information sans équivalent artificiel. Dérouler ce fil, c'est descendre quatre niveaux : le fil nu, le collier de nucléosomes, la fibre repliée, la pelote du noyau. L'interaction de cette salle vous laisse les parcourir dans les deux sens. Et au bout du parcours, une question simple : une archive de cette densité, copiée de cellule en cellule depuis des milliards d'années avec une fidélité qui rend nos meilleurs supports ridicules, est-elle un texte ? La science, elle, décrit le support ; le vertige, lui, est offert. L'interaction proposée déroule et replie ces quatre niveaux : du fil à la pelote, de la pelote au fil, ratios exacts affichés en route. Et puisque chaque cellule de votre corps porte cette archive, ce n'est pas une bibliothèque : c'est un peuple.